Samuel Poulin se verrait bien en marine et beige

Poulin

Répertorié au deuxième rang sur la grande majorité des listes de recrutement en vue de l’encan annuel qui sera présenté le 3 juin à Saint John, Samuel Poulin en a mis plein la vue aux observateurs lors du Défi d’Excellence Gatorade, et a démontré pourquoi il était considéré comme l’un des premiers de classe. Terminant au deuxième rang des pointeurs avec ses 11 points en cinq parties, il a également terminé deuxième au chapitre des buteurs lors de l’évènement. Seul Bailey Peach avec sept buts a plus souvent fait scintiller la lumière rouge.

« Je ne perçois pas ces matchs comme des matchs différents des autres. J’ai gardé la même routine et je me suis concentré sur les mêmes éléments de mon jeu. Je ne veux pas me mettre de pression additionnelle, c’est dans ce genre de situations que tu te mets à faire des erreurs », explique-t-il.

Au sein de la formation Québec-aBlanc, Samuel a retrouvé des amis de longue date. La bonne chimie déjà installée lui a permis de trouver ses repères très rapidement.

« Je connaissais bien Christopher Farmer, on joue ensemble depuis, je crois, le niveau Novice. Il y a aussi Lafrance, Légaré et Ortiz avec qui je m’entends bien. On a joué dans des tournois estivaux ensemble donc j’entrevoyais le Challenge Gatorade avec beaucoup d’enthousiasme », de dire Samuel.

Le tout s’est d’ailleurs bien terminé pour l’équipe Québec-Blanc, alors qu’elle a connu un parcours sans faille de cinq victoires en autant de parties, inscrivant 34 buts et n’en accordant que 15 au passage.

Une maturité remarquable

Étant étiqueté comme joueur exceptionnel très tôt dans sa carrière, le jeune Poulin a su se bâtir une carapace afin de ne pas laisser le succès lui monter à la tête, chose qui est trop souvent arrivée à des hockeyeurs de ce statut.

« Honnêtement, je ne m’occupe pas de ce que les gens disent de moi. Ça ne me sert vraiment à rien de m’en faire avec ça. Si je travaille de la bonne façon et que j’obtiens les résultats attendus, les bons mots viendront. Il y a évidemment une pression qui vient avec, mais je ne m’enfle pas la tête avec ça. Je reste calme et je prends les étapes une à la fois afin de continuer mon cheminement », réfléchit-il avec beaucoup de maturité.

Poulin croit avoir de nombreuses qualités dans son jeu qui lui permettront un jour de jouer au niveau professionnel. Il se décrit comme un joueur capable de frapper, de produire offensivement et de défendre son territoire lorsqu’il le faut. Sa production de 68 pts en 39 parties et son différentiel de +35 ne mentent pas : Il peut être utilisé à toutes les sauces sur la patinoire.

« J’aime me comparer à Jamie Benn, mais il y a aussi des aspects de mon jeu qui ressemblent à celui de Leon Draisaitl. Ce sont deux gros bonhommes agiles et dotés d’un excellent sens du hockey, qui rendent leurs coéquipiers meilleurs. Mon joueur favori est toutefois Connor McDavid… Quel joueur il est! Il vaut le prix d’entrée à lui seul! », explique-t-il.

Les Poulin et le Phoenix : Une histoire de famille?

Comme le Phoenix de Sherbrooke possède le deuxième choix, rang prévu du filleul du DG Jocelyn Thibault, tous voient Samuel rejoindre son frère Nicolas, lui qui en sera à une dernière saison au sein du circuit Courteau. Chez les Poulin, on ne se fait pas d’illusions : les probabilités de voir un tel scénario se réaliser sont assez hautes.

« C’est un sujet de discussion fréquent chez nous, bien évidemment. Nous sommes bien contents que la situation pointe vers cela, et j’adorerais jouer avec Nic pour la première et la dernière fois dans une équipe, outre quelques fois où nous avons été coéquipiers dans une ligue 3 contre 3 l’été dernier. Quand la loterie a eu lieu, Nic était drôlement content pour un gars dont l’équipe n’avait pas gagné le premier choix! », rigole le cadet.

La rivalité entre les deux frères est d’ailleurs bien perceptible, même si quatre ans séparent les deux hockeyeurs et qu’ils ne se sont jamais affronté dans un contexte sérieux.

« Lorsqu’on jouait sur la patinoire familiale quand on était jeune, on se pognait pas mal. Il y avait un grand esprit de compétition chez nous, mais c’était sain. On voulait toujours prouver qu’on savait faire des trucs que l’autre ne savait pas faire, et d’une certaine façon ça nous poussait à nous améliorer. Nic m’a même avoué récemment qu’il a un certain temps été jaloux de moi, et que je le faisais ch***! Mais aujourd’hui, on préfère en rire! », sourit-il.

Comme son frère a maintenant joué trois saisons dans l’uniforme marine et beige, l’attaquant de 6’00” a eu l’occasion de visiter les installations sherbrookoises à plus d’une reprise. Il s’est bien évidemment imaginé sur la glace avec son frère, et a été impressionné par les infrastructures.

« J’ai déjà eu la chance de visiter le Palais des sports avec Nicolas, et c’est vraiment très propre et chaleureux. C’est un superbe amphithéâtre et c’est évident qu’en entrant dans le vestiaire avec mon frère, je me suis imaginé avec leur chandail sur le dos. Ce serait vraiment une belle opportunité pour nous deux, je crois! »

Par contre, la famille Poulin est au courant que rien n’est fait et que de nombreuses surprises peuvent arriver d’ici le repêchage. C’est pourquoi elle préfère se garder une petite réserve en vue du 3 juin.

« On sait que ça ne sert à rien de s’emballer et de se faire de faux espoirs. Peu importe la formation qui me choisira, il me fera plaisir d’enfiler son chandail et de me donner à 100% pour elle », clarifie l’attaquant.

Dès son entrée dans la LHJMQ, les objectifs du cadet sont clairs. Il veut contribuer aux succès de son équipe et il a soif de victoire.

« Je veux commencer par faire le club, puis prendre de plus en plus de responsabilités en cours de saison. Ultimement, je veux mener mon équipe aussi loin que possible, peu importe où les gens nous voient. Les prédictions des experts sont une chose, mais ça se joue sur la glace. Tout le monde a une chance au début de la saison et je veux contribuer du mieux que je peux afin d’aider mon équipe à connaître du succès. Pour ce qui est des objectifs personnels, je verrai ce que mes entraîneurs voudront de moi au camp d’entraînement, mais d’ici-là je dois m’assurer d’arriver en aout dans la meilleure forme possible ».

Crédit photo: Hockey Québec

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