Thomas Grégoire, défenseur et DJ à temps partiel!

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Ceux qui connaissent la famille Grégoire savent bien qu’elle n’est pas seulement constituée d’excellentes têtes de hockey. Elle est aussi composée d’hommes aux fortes personnalités qui chacun font leur marque sur leur équipe à leur propre façon.

Chez le Phoenix de Sherbrooke, Thomas Grégoire n’a peut-être pas la vocalité du grand-père, l’expérience variée du père ou le gabarit du frère, mais il sait s’impliquer auprès de ses coéquipiers d’une façon peu connue du public. En effet, le troisième meilleur défenseur de la LHJMQ en terme de points cette saison, est en charge de bien des choses assez subtiles.

En premier lieu, Thomas a assemblé toute la compilation musicale de la période d’échauffement. C’est une responsabilité qui traditionnellement revient aux joueurs qui remettent une liste à la régie qui va créer un montage, mais le défenseur s’est chargé de toutes les étapes.

«Faire des remix est une de mes passions à l’extérieur de la glace. Je m’asseois avec tous les gars qui veulent participer dans la chambre et on dresse une liste de chansons. Je les télécharge, légalement bien sûr, et je les joins en ajoutant des transitions avec un logiciel. Au total, le mashup doit durer un peu plus de 15 minutes», explique l’assistant-capitaine.

Et Thomas tente de ne pas laisser la musique devenir redondante. À l’approche des séries, le #2 voit qu’il a plus de travail à faire que seulement aider son équipe à gagner des matchs dans les prochains jours!

«J’avoue que ça fait longtemps qu’on a ce même montage… Il serait peut-être temps que j’en fasse un autre», rigole le Sherbrookois.

Ensuite, une fois sur la glace pour le warm-up, Thomas dirige les étapes de la séance. Lorsqu’il tape son bâton au sol, tous les joueurs savent qu’ils doivent faire le tour de la zone à quelques reprises et passer à un autre exercice.

«J’aime que les choses soient faites à ma façon et les gars sont d’accord avec ma procédure. Je prends beaucoup de plaisir à m’impliquer à tous les niveaux avec le Phoenix, que ce soit sur la glace ou en dehors alors c’est moi qui ai pris l’initiative de la période d’échauffement et c’est resté ainsi», raconte-t-il.

Avec trois rencontres à faire, le Phoenix ne se trouve qu’à un seul point des séries et compte sur un calendrier moins difficile que des rivaux directs comme Halifax. Thomas Grégoire sait que la commande est sérieuse, mais il a confiance en son club pour atteindre les objectifs fixés.

«Si on peut gagner le dernier match à la maison, et un des deux matchs sur la route, on sera en excellente posture selon moi. Je crois toutefois qu’on est mieux de ne pas trop attendre au dernier match, pour éviter de se pointer à Québec avec la corde au cou, le fusil sur la tempe et le couteau sur la gorge. On sait que n’importe quoi peut arriver dans ces situations, et on ne veut pas être éliminé par un mauvais bond ou un but chanceux. L’idéal serait d’arriver là-bas avec notre destin déjà sous contrôle», termine Thomas.

 

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