«On n’a plus d’excuses» – Carl Neill

Carl Neill (blanc) au camp des Canucks de Vancouver

Photo: Carl Neill (blanc) au camp des Canucks de Vancouver

C’est après un voyage de près de 5000 kilomètres que le défenseur Carl Neill a remis les pieds à Sherbrooke en début de semaine, là où il disputera sa quatrième saison junior avec le Phoenix. Ignoré à sa première année d’éligibilité au repêchage, il a été réclamé par les Canucks de Vancouver en cinquième ronde l’été dernier.

Neill a donc participé au camp des recrues des Canucks, qui comprenait un tournoi à quatre équipes à Penticton. Ayant suffisamment impressionné la haute direction de l’équipe, ce dernier a réussi à se dénicher un poste pour le gros camp, auquel se sont joint les joueurs professionnels.

«Ça s’est un peu mal passé au départ, dès le début du camp des recrues j’ai reçu un bâton au visage et j’ai dû passer une partie de la journée chez le dentiste, et je jouais pas longtemps après contre les Oilers! Pour le reste, je suis satisfait de mes performances dans le tournoi, qui était assez intense car tous les joueurs veulent impressionner leur équipe. Après ce tournoi, la direction m’a dit que j’étais invité au gros camp, donc j’étais évidemment très heureux. Tout au long de mon séjour, l’organisation des Canucks a démontré sa grande classe et a bien encadré tous les joueurs, même des gars comme moi qui ne sont pas des premiers choix», raconte le capitaine du Phoenix.

Neill est reconnu comme un défenseur offensif dans la LHJMQ, lui qui a inscrit 14 buts la saison dernière, ce qui le plaçait au 6e rang du circuit. C’est donc sur un autre aspect de son jeu que les Canucks ont demandé au #32 de concentrer ses efforts cette saison.

«Ils veulent que je développe le côté physique de mon jeu. Comme je suis un défenseur quand même imposant (6’3″ et 206 lbs), c’est un aspect qui va bien me servir si je veux atteindre les prochains niveaux», estime le blainvillois de 19 ans.

Lors de son arrivée au camp principal des Canucks, Neill a immédiatement été impressionné par deux joueurs assez talentueux.

«Ce qui m’a frappé plus que tout, c’est le jeu des jumeaux Sedin! Ces deux joueurs-là ont une éthique de travail irréprochable et ont un sens du jeu incroyable! Pouvoir les côtoyer et les voir aller, même si ce n’était pas pour longtemps, était vraiment un privilège», se souvient-il.

Comme dans tous les marchés canadiens, la présence médiatique autour de l’équipe était importante. Il n’était toutefois pas pour autant intimidé par les scrums et les entrevues.

«Ce n’est pas un secret que le hockey est très important au Canada. Malgré tout, j’étais assez habitué puisqu’il y a aussi quelques médias à Sherbrooke. Aussi, j’ai suivi le cours de communication donné par Janick Anctil de l’école de communication Jean Malo il y a deux ans, ce qui m’a aidé à être confortable dans les deux langues», dit Neill, dont la langue première est l’anglais.

 

Le Phoenix en difficulté

Le Phoenix connaît toutes sortes de difficultés en ce début de saison avec une fiche de 0-3-1, justement en raison de l’absence de joueurs comme Neill, partis pour les camps professionnels, ou de la blessure du dangereux Kay Schweri. Prenant son rôle de capitaine à coeur, le vétéran a fait son possible pour aider à distance et rester informé sur les nouvelles de son équipe.

«Dès que je le pouvais, je regardais les matchs du Phoenix sur internet sur mon ordinateur. J’essayais de parler à Judes [Vallée] le plus souvent possible, et je lui demandais si je pouvais faire quelque chose pour aider à distance. Ce n’est pas le début de saison espéré, mais c’est mieux d’avoir une mauvaise passe maintenant, qu’en fin de saison ou en séries. Mais, dès vendredi, tous les gars vont être revenus des camps, donc on n’aura plus d’excuses valables. On doit gagner, surtout contre l’Armada après qu’elle nous ait lessivé il y a deux semaines», croit-il, ajoutant que la motivation pour ce match face à un rival de division n’est pas difficile à aller chercher.

 

Crédit photo: www.independentsportsnews.com

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