Jérémy Roy un Shark; Carl Neill à Vancouver

ROY RDS

Après le repêchage de Daniel Audette au cinquième tour par le Canadien l’été dernier, c’était au tour des Phoenix Jérémy Roy et Carl Neill de trouver preneurs dans la LNH, devenant ainsi les deuxième et troisième Phoenix sélectionnés dans le circuit Bettman.

Jérémy Roy a été appelé au tout début de la deuxième ronde, au 31e rang, par les Sharks de San Jose. Carl Neill a quant à lui été sélectionné par les Canucks de Vancouver au 144e échelon, en cinquième ronde, trois rangs plus tôt que l’a été son ami et coéquipier Audette en 2014. 

Jérémy Roy, Sharks de San Jose

Les Sharks ont sacrifié trois choix pour monter et repêcher Roy, un défenseur de grand talent, dès le début de la journée. Malgré tout, c’était une équipe qu’il ne croyait pas intéressée à ses services.

«Ils m’ont demandé si je m’attendais à être repêché là-bas, et j’ai répondu que non! Ils ont répliqué que ce n’était pas grave, car ils me voulaient vraiment», a expliqué Roy au collègue Mikaël Lalancette de TVA Sports.

La soirée d’hier a été longue pour le 97 du Phoenix, qui s’était donné comme objectif de sortir en première ronde tout au long de la saison, mais il s’est avoué tout aussi satisfait de son sort.

«Jérémy était déçu hier, mais s’il ne l’avait pas été, ça n’aurait pas été normal! Malgré tout la ligne est très mince entre être repêché 25e et 31e. Les amateurs qui voient ça comme une déception devraient revirer leur opinion de bord et se dire qu’il a mérité d’être pris à ce rang qui est très honorable, et non pas mérité de descendre au deuxième tour. L’organisation du Phoenix est très heureuse de voir Jérémy aller à San Jose, car nous partageons les mêmes émotions que lui, puisque nos joueurs deviennent un peu comme nos enfants à la longue», a souligné le DG du Phoenix Patrick Charbonneau.

«Ç’a été un peu difficile hier, mais je réalise un rêve aujourd’hui en étant repêché et je suis aussi content d’être pris là qu’en première ronde», a avoué le défenseur droitier lors de son point de presse.

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Carl Neill. Photo: Vincent Lévesque Rousseau, Phoenix de Sherbrooke

Carl Neill, Canucks de Vancouver

L’histoire de Carl Neill est bien plus complexe que celle de son coéquipier. En voyage en Floride dans le but de supporter Roy hier soir, le défenseur de 6’3″ prenait l’avion pour revenir à Montréal ce matin. Ce n’est qu’en rentrant chez lui qu’il a appris la bonne nouvelle.

«On était en vacances familiales en Floride pour prendre un petit congé, et juste en profiter pour aller encourager Jay vendredi soir. On prenait l’avion ce matin pour rentrer à Montréal et quand je suis rentré chez moi, j’ai regardé mon téléphone et j’ai vu que mon agent et Patrick Charbonneau avaient essayé de m’appeler! Ils m’ont demandé si j’étais toujours ici, parce que les Canucks m’avaient repêché! J’étais très surpris, j’ai ouvert la télé et j’ai vu que c’était vrai! Je capotais, j’étais tellement heureux!», raconte l’arrière de 18 ans.

Neill est un gros défenseur qui peut être utilisé à toutes les sauces. Il avait été ignoré l’an dernier après une saison difficile, mais il s’est pris en main au cours des douze derniers mois, devenant un rouage important de l’équipe dont il sera même le capitaine l’an prochain. Il a également fait face à plusieurs obstacles dans la dernière année, dont entre autres une opération au coeur en début de saison. Bref, qu’aurait-il répondu si on lui avait dit, après la découverte de sa maladie au camp des Flames l’été dernier, qu’il serait repêché par les Canucks en 2015?

«Je t’aurais sans doute répondu que c’est impossible! Mais on ne sait jamais et ça prouve que quand tu donnes le meilleur de tes capacités, les bonnes choses finissent par arriver!», sourit-il.

Regrette-t-il d’avoir quitté la Floride prématurément, et d’avoir raté l’occasion de rencontrer sa nouvelle organisation?

«Je ne le regrette pas tant que ça. J’ai quand même vécu la première ronde avec Jérémy donc j’ai expérimenté une partie de l’évènement quand même. L’essentiel c’est que je sois un membre des Canucks. Je rencontrerai l’organisation à partir de vendredi, au camp. D’une façon ou d’une autre, je ne pourrais pas être plus heureux!», conclut-il.

Roy et Neill seront sans doute de retour à Sherbrooke l’an prochain pour ce qui risque d’être une année forte pour le Phoenix. Avec un tel duo, complété par un autre défenseur repêché en Alexis Vanier, bien peu d’équipes pourront se vanter d’avoir une brigade défensive avec autant de talent au travers la LHJMQ. La suite, dès le mois d’août!

Crédit photo: RDS.ca

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