Julien Pelletier, heureux nouveau Phoenix

Pelletier ROU

Le Phoenix de Sherbrooke le crie haut et fort depuis de nombreuses années, le plan de l’équipe a toujours été de viser les grands honneurs à compter de sa quatrième saison dans la LHJMQ. Au cours du repêchage 2015 de la LHJMQ, l’organisation a agi en conséquence en mettant la main sur deux vétérans en vue de la prochaine saison, soit Guillaume Gauthier et Julien Pelletier. Ce dernier, sortant tout juste d’une éprouvante saison séparée entre le Cap-Breton et Rouyn-Noranda et ayant été acquis par le Phoenix contre le centre Gabriel Fontaine et un deuxième choix en 2016, entrevoit ce nouveau départ d’un bon oeil.

«J’étais dans mon lit quand j’ai appris la nouvelle. Le réveil a été un peu mouvementé, mais j’étais au courant des rumeurs à mon sujet et je suivais un peu le déroulement des choses sur les médias sociaux. Gilles Bouchard m’a confirmé le tout ce matin (samedi le 6 juin), et j’ai assez bien pris la nouvelle malgré tout», raconte le choix de quatrième tour en 2014 des Blue Jackets de Columbus.

Étant bien au courant des plans du Phoenix pour la prochaine campagne, Pelletier a déjà des contacts au sein du vestiaire. De plus, l’attaquant de 5’11” a déjà une bonne opinion du club et de la ville et a hâte d’enfiler le chandail bleu et beige pour la première fois.

«Je vois le Phoenix comme une organisation de première classe. L’équipe a connu une bonne saison l’an dernier et visera encore plus haut en 2015-2016. Il y a beaucoup de bons joueurs dans cet alignement, dont le capitaine Carl Neill, qui a été le premier à me contacter pour me souhaiter la bienvenue parmi eux et s’est immédiatement offert si j’avais besoin d’aide à mon arrivée, ce que j’apprécie beaucoup. Je connais aussi Daniel Audette, Alexis Vanier, Guillaume Gauthier et quelques autres gars dans l’équipe et Sherbrooke est une bonne ville de hockey. Je ne pense pas vraiment qu’il y ait de mauvais côté à joindre cette équipe», explique-t-il.

Julien a, comme mentionné plus haut, séparé sa saison entre deux équipes, et n’en est donc pas à son premier transfert. Il voit donc son expérience antérieure comme un atout dans ce nouveau changement de décor et saura mieux s’acclimater dès le départ du camp au mois d’août.

«C’est certain qu’être échangé plusieurs fois n’est pas souhaitable pour un joueur, mais parfois un changement d’air peut s’avérer bénéfique. Comme ce n’est pas la première fois que je change de club, et que je n’arrive pas au milieu de la saison dans un groupe déjà soudé, je pense être capable de mieux m’acclimater à Sherbrooke et plus rapidement qu’avec les Huskies», compare l’ailier.

De son propre aveu, Pelletier n’a pas eu une bonne saison 2014-2015. Gêné par toutes sortes d’inconvénients, il souhaite mettre tout cela derrière lui et repartir sur de nouvelles bases et démontrer que le tout n’était qu’un accident de parcours.

«J’ai été blessé, suspendu, placé sur la quatrième ligne, échangé… Bref, un paquet de choses qui m’ont mis des bâtons dans les roues et qui m’ont joué dans la tête. Ce n’est évidemment pas une campagne comme je l’aurais souhaitée mais j’en ressors grandi. Tous les joueurs, même les meilleurs, ont parfois une saison inférieure à leurs attentes et c’est ce qui m’est arrivé l’an dernier. Je suis convaincu que tout ira pour le mieux l’an prochain», dit-il.

Pelletier se décrit comme un bon attaquant complet capable de bien travailler sur 200 pieds, mais qui a comme principaux attributs son lancer et des instincts de fabriquant de jeu. Il est d’ailleurs conscient qu’il a été principalement acquis afin de remplir un important rôle autant dans le vestiaire que sur la feuille de pointage. Après une saison de 25 buts et 50 points en 2013-2014, et une production de 29 points l’an dernier, Julien se devra de fournir sa part de points pour répondre aux attentes venant avec une transaction de cette envergure. Il ne ressent toutefois pas de pression supplémentaire pour autant, expliquant que l’équipe passe avant ses chiffres.

«Je ne sens pas de pression, au contraire, je vois ça comme un beau défi à relever personnellement. Avec le groupe de joueurs qu’on a, surtout une telle brigade défensive, on va être difficiles à battre et on va certainement aller loin en séries et tout va bien aller», justifie-t-il avec confiance.

Pour parvenir à ses fins, l’ancien choix de troisième tour des Eagles en 2012 a pris les grands moyens dès cet été et voit déjà les effets dans sa préparation.

«Pour cet été, j’ai changé d’entraîneur personnel, et je m’entraîne avec un nouveau groupe de joueurs dans un nouveau centre. Je voulais partir à neuf et je considère que, jusqu’à maintenant, tout va très bien. Je veux que ça continue pour le reste de l’été pour arriver au camp dans ma meilleure forme. Je ne me suis pas encore défini d’objectifs spécifiques pour la prochaine saison outre signer mon premier contrat professionnel, le reste, je préfère garder ça pour ma rencontre avec le personnel hockey du Phoenix à mon arrivée à Sherbrooke. Collectivement, je souhaite juste contribuer du mieux que je peux et aider l’équipe à gagner», prévoit le jeune homme natif de l’Outaouais.

Parlant de contrat, Pelletier comprend l’approche des Blue Jackets dans son cas. Avec une saison difficile comme celle qui vient de se terminer pour l’attaquant de 18 ans, l’organisation du DG Jarmo Kekalainen se démontre prudente, mais compréhensive à son endroit.

«Ils vont attendre avant de me faire signer un contrat, mais je comprends. Ils vont être patients avec moi et m’ont démontré leur confiance en mes aptitudes. Ils ont hâte que la nouvelle saison commence pour voir comment je vais me relever après avoir connu mon lot de difficultés», résume Pelletier.

Julien a beau être enthousiaste à l’idée d’enfiler l’uniforme des Birds (surnom de l’équipe communément utilisé par les joueurs anglophones du club), il gardera de beaux souvenirs de son passage en Abitibi et laisse derrière lui des personnes qu’il a été heureux de côtoyer et il tient à souligner leur importance.

«Mon passage à Rouyn-Noranda m’a beaucoup appris, surtout en séries quand nous affrontions les Foreurs, c’est probablement le plus beau hockey auquel j’ai participé de toute ma vie. C’était tellement intense de faire partie d’une si belle rivalité! Je veux remercier les Huskies pour ce qu’ils ont fait pour moi, tout comme mes anciens coéquipiers et ma famille de pension. En général, tout a été agréable lors de mon séjour là-bas», conclut-il.

Crédit photo: Jean Lapointe, Huskies de Rouyn-Noranda

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