L’Océanic force la tenue d’un match de bris d’égalité

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Les Remparts avaient la chance d’écarter l’Océanic du tournoi de la Coupe Mémorial, s’ils les vainquaient lors du dernier tour de la ronde préliminaire, mais c’est un autre scénario qui s’est matérialisé alors que Rimouski les a facilement battus par la marque de 4 à 0. Les deux mêmes équipes devront donc se rencontrer de nouveau sur la glace du Colisée, jeudi soir, lors d’un match de bris d’égalité. Le vainqueur de ce match affrontera les Rockets de Kelowna en demi-finale, vendredi soir.

Québec a débuté le match en ne semblant pas trop vouloir ouvrir la machine pour ne pas accorder trop de chances à leur adversaire. Mal leur en pris parce que rapidement l’Océanic a profité d’un deux contre un, mais Ryan Graves a réussi à couper la passe transversale et ainsi faire avorter la menace. Mais très peu de temps après, ce même Graves voulant en mettre trop sur un adversaire est chassé pour bâton élevé. Fucale est magistrale sur le désavantage numérique, particulièrement lorsque Chapados, avec un but vide, se fait frustrer par le cerbère québécois avec son bâton. Chapados en revenant au banc des siens n’en revient tout simplement pas. Les Remparts, malgré quelques attaques, n’avaient pas réussi un seul tir au but et c’est Massimo Carroza à 9:37 qui finit par briser la glace. Par la suite, un chapelet de punitions des deux côtés a suivi, mais après quelques minutes, c’est l’Océanic qui en ressort gagnant avec un 5 contre 3. Encore là, Fucale est magistrale et il frustre ses adversaires, entre autres Clapperton, Kostalek et Bourque. Mais alors que la dernière pénalité venait de se terminer (après une seconde), Justin Samson profite d’une rondelle dans l’enclave, se retourne et d’un tir balayé bat Fucale qui se déplaçait. Beaudoin et Joly sont les complices de Bourque sur ce premier but. L’Océanic a fait très mal à la troupe de Philippe Boucher alors que les Remparts ,croyant retraiter au vestiaire avec un déficit de seulement un but, ont vu Michael Joly profiter du fait qu’Adam Erne avait refilé son bâton à Kurt Etchegary, lui avait brisé le sien, pour le déjouer alors qu’il était à la hauteur de la ligne bleue. Joly s’est par la suite amené dans l’enclave pour battre Fucale d’un tir des poignets. Les deux équipes ont retraité aux vestiaires avec cette avance de Rimouski de 2 à 0 et de 14 à 8 pour les tirs au but.

La deuxième a semblé bien commencer pour les Remparts alors que Jérôme Verrier a laissé partir un tir lors d’une descente à deux contre un. La rondelle a semblé frappé le poteau, mais les joueurs de Québec sur la glace semblaient vouloir fêter, mais l’arbitre faisaient des grands signes de refus comme quoi il n’accordait pas de but sur la séquence. Après avoir été voir la séquence au juge vidéo, on a confirmé la décision initiale de l’arbitre. Matt Murphy a écopé d’une punition quelques minutes après le début de la deuxième et un peu plus d’une minute après, Clapperton profitait d’un retour donné par Fucale pour loger le disque dans une cage béante. Et soudainement, c’était 3 à 0. Quelques minutes et punitions plus tard, l’Océanic a remis ça lorsque Duclair était chassé pour deux minutes pour rudesse; Alexis Loiseau a pris un tir de toute apparence inoffensif d’un cercle de mise en jeu, mais Fucale l’a laissé passé. La soirée de travail de Fucale se terminait, ainsi remplacé par Callum Booth. Le reste de la deuxième n’est pas mémorable exception faite d’une mise en échec sur Duclair en territoire central. Duclair perd la rondelle, mais réussi à conserver ses esprits alors que les dommages auraient pu être plus graves. On a vu Yanick Turcotte un peu plus souvent en fin de deuxième et on a eu droit à quelques échanges verbaux avec ses adversaires, mais sans plus, tous étant conscient des conséquences. 4 à 0 Rimouski après 2.

La troisième n’aura été que mécanique, Philippe Boucher utilisant à outrance ses troisième et quatrième trios. Malgré cela, deux joueurs d’impact ont subi des blessures dont on ne connaît pas l’impact : Anthony Duclair s’est rapidement dirigé vers le vestiaire des siens en se tenant le bras et Jérôme Verrier en a fait de même après avoir été blessé à une jambe. La nature et le sérieux des blessures restent à déterminer. Pour ce qui est du hockey, la troisième se limite à une chance de Marc-Olivier Roy qui s’est retrouvé seul devant Desrosiers, mais le gardien de l’Océanic a préservé son jeu blanc.

Plus de 10 000 spectateurs étaient présents au début du match, mais seulement quelques milliers ont entendu le dernier son de la sirène. Dans l’ordre, Michael Joly, Alexis Loiseau et Philippe Desrosiers ont obtenu les étoiles de la rencontre.

Avant le match, une autre cérémonie protocolaire s’est déroulée retraçant les grands moments du hockey et du spectacle dans le Colisée Pepsi qui fermera bientôt ses portes après plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services. Tout d’abord, un vidéo montrant les faits marquants de chaque décennie depuis sa construction que ce soit les As, Citadelles, Remparts des années 70, Nordiques des années 80 et la nouvelle génération des Remparts de la fin des années 90 et des années 2000. On a vu entre autres des images des Coupes Mémorial des années de Lafleur et aussi celle de 2006, même si celle-ci a été gagnée à Moncton. Les images montrant les Nordiques ont certainement fait réagir plusieurs. À travers tout ça, des séquences de spectacles rock qui ont fait vibrer les murs de l’édifice ont aussi eu une place importante. D’autres montrant certaines étapes de sa construction que ce soit à la fin des années 40 et celles de son agrandissement des années 80 lors de l’arrivée des Nordiques dans la LNH.

Par la suite, un cortège de vedettes représentant chaque équipe ayant évolué s’est présenté sur un grand tapis disposé sur la glace. Tour à tour les As, les Citadelles, le tournoi Pee-Wee, les Remparts des années 70, les Nordiques et finalement les Remparts des années 90-2000 ont été mentionnés. Parmi les noms mémorables on a eu droit à Simon Nolet des As. Martin Madden, Kevin Lowe et Gilles Gilbert des Remparts des années 70 (où était Guy Lafleur ?); chez les Nordiques les Dave Pichette, Marian Statsny, Mario Marois, André “Moose” Dupont, André Savard ont fait réagir, mais pas autant évidemment que lorsqu’on a présenté Michel Bergeron. Alain Côté a aussi été bien accueilli. Pour la nouvelle édition des Remparts, Simon Gagné, Keven Desfossés, Mickael Tam et Grigorenko ont reçu chacun leur tour un bel accueil. Mais c’est encore Marc-Édouard Vlasic qui a fait gronder le Colisée d’un tonnerre d’applaudissements. Fait à noter aussi, les présences des anciens entraineurs-chefs Guy Chouinard et Éric Lavigne dont on avait peu entendu parler depuis un certain temps.

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