Victoire signée Evan Fitzpatrick

3-2Drakkar

Le Phoenix a profité d’un Evan Fitzpatrick en pleine possession de ses moyens et d’un brin de chance pour signer un gain important de 3-2 face au Drakkar de Baie-Comeau devant 2963 spectateurs, dont plusieurs venaient assister au premier duel entre les deux Sherbrookois Thomas et Jérémy Grégoire.

Le Drakkar avait toutefois bien commencé le match. Vaclav Karabacek marquait son premier filet avec sa nouvelle équipe après 7:31 avec un tir voilé. C’était son 12e de la campagne.

Les hommes de Judes Vallée ne se sont toutefois pas laissé abattre. Kay Schweri et Tim Wieser unissaient leurs efforts pour envoyer Raphaël Lafontaine en échappée, chance qu’il n’a pas ratée. Trois minutes plus tard, le Phoenix profitait d’un cadeau du gardien Philippe Cadorette. Lors d’une entrée de zone, Kevin Domingue a simplement dirigé une rondelle au filet. Cadorette a repoussé la rondelle du bloqueur, mais celle-ci a bondi dans les airs et finalement atterri dans le but pour donner les commandes aux locaux.

C’est à ce moment que le plus vieux des deux frères Grégoire, Jérémy, s’est mis en évidence. Le capitaine du Drakkar s’est carrément moqué du vétéran défenseur Aaron Hoyles puis a placé la rondelle dans la lucarne pour replacer les deux équipes à la case départ, 2-2.

Après une première période de quatre buts, un seul fut inscrit en deuxième période. Sautant sur une rondelle libre, Raphaël Lafontaine inscrivait son deuxième du match, un quatrième en trois rencontres, pour redonner les devants aux siens à 6:46.

Après quarante minutes où les tirs étaient relativement partagés (22-20 pour le Phoenix), la troisième période fut l’affaire du Drakkar qui a dominé 18-5 au tableau des lancers, mais chaque fois Evan Fitzpatrick repoussait calmement les tentatives adverses pour signer la victoire.

«Fitz a été excellent. Il n’a que 16 ans et il démontre un grand calme devant son filet dans toutes les situations… Tellement calme que c’en est presque stressant! Parfois il me donne envie de le brasser pour le réveiller!», a dit le pilote du Phoenix sur une note humoristique.

Malgré le pointage assez bas, le match était tout de même très intense. Plusieurs bonnes mises en échec ont été distribuées et les deux équipes ne se laissaient pas un pouce le long des bandes. Malgré le fait que les deux clubs ne soient pas des rivaux naturels, il existe un certain historique entre le Phoenix et le Drakkar.

«Je pense que les membres du Phoenix a encore sur le coeur le balayage que nous avons réussi contre eux il y a deux ans. Ils se sont amélioré avec le temps et peuvent rivaliser avec les bonnes équipes. De notre côté, on est une équipe compétitive qui n’arrête jamais de travailler. Ça explique pourquoi nos matchs contre eux sont assez intenses», explique le capitaine du Drakkar Jérémy Grégoire.

Le Phoenix renouera avec l’action vendredi prochain alors que les Islanders de Charlottetown disputeront un rare match à Sherbrooke.

Crédit photo: Vincent Lévesque-Rousseau, Phoenix de Sherbrooke

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